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Vacances avec bébé : Retour d’expérience sur notre « Grand Départ » de 2018

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Nous étions en 2018. Instagram n’avait pas encore de « Reels », le monde semblait tourner un peu différemment, et moi, je regardais ma valise ouverte avec une angoisse que je n’avais jamais connue.

C’était l’été de nos premières vacances avec bébé.

À l’époque, mon fils avait à peine six mois. Je me souviens de la chaleur écrasante de ce mois de juillet et de cette question qui tournait en boucle dans ma tête : « Est-ce qu’on est en train de faire une énorme bêtise ? ». Nous avions décidé de partir, non pas dans un club tout inclus rassurant, mais à l’aventure, fidèles à notre ADN de voyageurs.

Avec le recul de ces quelques années, je réalise que ce voyage de 2018 a été le moment charnière de ma vie de parent. Il a tout changé. Si vous hésitez aujourd’hui à sauter le pas, voici le récit de ce baptême du feu et les leçons intemporelles que j’en ai tirées.

Le choc des réalités : Adieu spontanéité, bonjour logistique

En 2018, j’étais encore naïf. Je pensais pouvoir calquer mon rythme de voyageur solo sur celui d’un nourrisson. Quelle erreur.

Notre destination était le sud de l’Europe. J’avais prévu un itinéraire ambitieux, carte routière en main (le GPS datait un peu). La réalité m’a frappé dès le deuxième jour. Le concept de « grasse matinée » avait disparu, remplacé par des réveils à 6h du matin.

Apprendre à ralentir

Ce voyage m’a appris la « Slow Life » bien avant que ce soit un hashtag à la mode. Mon fils nous a forcés à nous arrêter. Littéralement. Au lieu d’enchaîner les musées, nous avons passé des après-midis entiers dans des parcs ombragés. J’ai découvert que regarder un bébé de six mois essayer d’attraper une feuille d’arbre pouvait être aussi méditatif que la contemplation d’une cathédrale.

J’ai dû accepter que nous ne verrions que 30

Ce qui a sauvé notre voyage (et qui marche encore aujourd’hui)

En fouillant dans mes souvenirs de cette épopée de 2018, trois éléments ressortent. Ce sont les piliers qui ont empêché nos vacances de virer au cauchemar logistique.

1. Le porte-bébé : Notre passe-partout

Les poussettes, c’est bien. Mais les vieux pavés des centres historiques ou les plages de sable, c’est l’enfer à roulettes. J’avais investi dans un porte-bébé physiologique juste avant le départ. Meilleur investissement de la décennie. Bébé contre moi, il s’endormait grâce au balancement de la marche, me laissant les mains libres pour manger une glace ou prendre des photos. C’est le secret de la liberté retrouvée.

2. L’appartement plutôt que l’hôtel

Nous avions loué un petit appartement via une plateforme bien connue. Avoir une cuisine était vital. Pas pour faire de la grande gastronomie, mais pour gérer les biberons de 4h du matin sans devoir s’habiller et descendre à la réception. Avoir un salon nous permettait aussi, à nous parents, de continuer à vivre (et boire un verre de vin) une fois le bébé couché à 19h30, sans être prisonniers dans le noir d’une chambre d’hôtel exiguë.

3. Le lâcher-prise sur les horaires

À la maison, nous étions esclaves du rythme « bain-biberon-dodo ». En voyage, tout a volé en éclats. En 2018, nous avons décidé de suivre le soleil. Si bébé s’endormait dans la poussette au restaurant à 21h pendant que nous finissions nos tapas, ce n’était pas grave. Le monde ne s’est pas écroulé.

Les galères (parce qu’il y en a eu)

Je ne vais pas idéaliser ce souvenir. Il y a eu des moments de solitude.

Je revois cette scène sur une aire d’autoroute, coffre ouvert, à essayer de changer une couche explosive par 35 degrés parce que les toilettes étaient impraticables. Je me revois aussi, paniqué, à chercher une pharmacie parce que nous avions oublié le sérum physiologique et que bébé avait le nez pris par la climatisation.

La leçon ? Toujours avoir une trousse de secours surdimensionnée. Mieux vaut trop que pas assez. Et surtout : gardez votre sens de l’humour. Sur le moment, c’est l’enfer. Aujourd’hui, on en rit encore lors des repas de famille.

Pourquoi 2018 reste mon meilleur souvenir de voyage

Aujourd’hui, mon fils est grand. Il court partout, il a ses propres opinions sur nos destinations de vacances. Mais quand je regarde les photos de 2018, je vois quelque chose de spécial.

Je vois de jeunes parents fatigués mais fiers. Je vois un bébé qui découvre le goût de l’eau salée, le bruit des cigales, la sensation du vent chaud.

Partir en vacances avec bébé cette année-là a brisé une barrière mentale. Cela m’a prouvé que la parentalité n’était pas la fin de l’exploration, mais le début d’une nouvelle façon d’explorer. Les locaux nous souriaient davantage. Les barrières linguistiques tombaient dès que quelqu’un faisait « coucou » à la poussette. Le bébé était notre meilleur ambassadeur.

Conseils pour ceux qui se lancent en 2025

Le monde a un peu changé depuis 2018, mais les fondamentaux restent les mêmes. Si vous préparez votre premier départ :

  1. Ne réfléchissez pas trop : Si vous attendez le « bon moment », vous ne partirez jamais. Le bon moment, c’est quand vous avez les billets.
  2. Voyagez léger : J’avais emporté l’équivalent d’un magasin de puériculture. J’ai utilisé la moitié. On trouve des couches partout sur Terre (et oui, même des marques que vous connaissez).
  3. Choisissez une destination « facile » pour commencer : Pour ce premier trip, nous étions restés en Europe. Pas de décalage horaire violent, pas de vaccins exotiques, un système de santé connu. Cela rassure énormément pour une première fois.

Conclusion

Ce voyage de 2018 n’était pas parfait. Il était chaotique, bruyant et fatigant. Mais il était vivant. Il a posé les bases de toutes nos aventures futures.

Alors, si vous êtes assis devant votre écran comme je l’étais il y a quelques années, hésitant à cliquer sur « Réserver », faites-le. Les souvenirs que vous allez créer valent largement quelques nuits hachées et deux ou trois valises trop lourdes.

Un petit conseil pour la route ?

Si vous voulez connaître l’itinéraire exact que nous avions suivi lors de ce fameux été 2018, laissez-moi un commentaire. Je serais ravi de partager avec vous ce parcours qui reste, à mes yeux, le road-trip idéal pour débuter en famille !